Rouquinho
Un jour, Rouquinho se demande pourquoi il est accroc aux nouveautés qui n’intéressent que les minorités groupusculaires. Le lendemain, il ne s’explique pas pourquoi il n’aime que ces vieux trucs que tout le monde connaît. Une fois par an, il est persuadé qu’il va lâcher l’indie-pop pour le jazz, parce qu’il n’y a que ça de vrai. Ou alors pour la musique africaine, parce que ça l’excite comme son premier disque des Beatles. Ou alors pour en FAIRE de la musique, à plein temps, enfin. Il n’a toujours pas choisi. Et finalement ne s’en plaint guère.
Il est de ces labels aventureux dont on salue régulièrement le travail salutaire et la foi insensée. Cela fait 10 ans que Clapping Music, la maison d’un certain François Virot (un des rares artistes à avoir été filmé deux fois en Concert à Emporter), sort ... oui, des disques. Avec une bonne dose d’abnégation et de courage. Pour l’occasion, le label petit mais costaud fait une fête la semaine prochaine. Pour nous, c’est l’occasion de revenir sur 5 disques qui nous ont durablement marqués pendant ces dix dernières années.
Happy birthday, dear Clapping. Puisses-tu durer encore longtemps !
Encre : Flux (2004)
Attention, explicit music. Les despotes du culturellement correct n’ont pas encore osé tenter ce genre d’étiquette, mais Flux, le second album studio d’Encre, paru en 2004, (...)
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Ce groupe pourrait crâner de tout l’héritage musical qu’il combine dans son répertoire. Prendre la pose face au sticker racoleur - et pourtant fidèle - qu’on collerait volontiers sur le package de son dernier album (quelque chose comme « Dylan enregistre les chansons de Tom Waits dans les studios Stax avec les cuivres de Smokey Robinson »). Se gausser de lire qu’on n’a pas souvent entendu des orgues sonner aussi bien avec (...)
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La Blogothèque vous fait gagner des places pour les deux concerts de Diving With Andy à Paris (Café de la danse), lundi et mardi. Le trio pop et classe a dompté ses mélodies mille-feuilles pour la scène. (CREDIT PHOTO : 01audio-video.com
Un jour viendra, c’est écrit, c’est comme ça, où Diving with Andy se produira en grande pompe dans une salle de prestige, avec un orchestre monté sur mesure à l’archet près. Il est trop souvent arrivé à des groupes à la légitimité douteuse de s’offrir ce luxe pour que le répertoire de ce trio-là, conçu avec des arrangements impeccables et des oreilles d’esthètes associés, n’y passe pas à son tour. Il suffira de trouver l’occasion, le bon moment, évidemment le budget, mais pour le reste, tout est là, en place, disponible : le désir sourd de le faire un jour, des partitions de cordes et cuivres comme s’il en pleuvait, conçues pour envelopper une oeuvre très pop, 100% anglophone, (...)
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