Oslav Boum
Ecrit sur la musique et sur la bande dessinée, essaye d’avoir les oreilles assez larges pour goûter aux vieilleries expérimentales comme aux nouveautés pop, à l’électro hip hop ou au folk millésimé (non, pas de nu métal). Et en temps normal ne parle pas de lui à la troisième personne.
Juste avant l’été dernier, la nouvelle tombait, faisant chavirer un cercle très réduit de maniaques. Pour moi, ça constituait même l’événement de la rentrée… un coffret consacré à Big Star ! S’emparait de moi une excitation un peu coupable, comme celle que provoquerait chez certains la tenue prochaine d’un salon funéraire. Cliniquement mort depuis trente-cinq ans –malgré une tentative de réanimation artificielle avec des Posies en bouche-trous – ce groupe ne constitue depuis les années 90’s qu’un fonds de commerce régulièrement exploité, un magasin d’antiquités poussiéreux et culte. Et ce coffret ressemble à une sépulture, un objet autour duquel se rassembler pour déposer des gerbes. D’autant plus qu’entre le moment où j’ai commencé ce texte et celui où je le finis, Alex Chilton s’est cassé les (...)
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Lorsque Dominique A annonça la sortie de La Musique, suivie d’une édition limitée double CD, ce ne fut que réjouissances et cris de joie. Lorsque, l’objet entre les mains, nous comprîmes que cette édition faisait plus qu’offrir des bonus, mais constituait un véritable (?) double album, sorti en parallèle de l’album « simple », l’incompréhension nous gagna et le débat s’amorça : s’agissait-il d’un double album à part entière (...)
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Cette semaine, une reprise de Wham ! par Erlend Oye, une fanfare qui n’en est pas une, un groupe qui fait du Spacemen3 pour le Dancefloor, Jamie T et un MC sexy.
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Erlend Øye - Last Christmas (Wham cover)
Ça doit être triste d’être réduit à une chanson. Surtout quand elle est signée George Michael. Pourtant, quoi qu’il fasse (voir, après les Kings Of Convenience, The Whitest Boy Alive) Erlend Øye restera, au moins pour moi, l’interprète ce « Last Christmas », romance pailletée et clinquante des années 80 transformée en sobres pleurs en bois. Jouée sur une guitare acoustique, enregistrée avec un magnétophone antique, cette reprise (conçue pour le disque de Noël 2002, Seasonal Greetings du label Mobilé) tire presque les larmes. Elle demeurera la prison d’Erlend qui, depuis, n’a jamais retrouvé la grâce fugace de ces quelques minutes pleines de souffle. (- (...)
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