
Plagiarlo
Peut-on réussir un album en singeant à l’extrême d’autres groupes ? Peut-on se forger une identité en reprenant sons, rythmiques et mélodies appartenant clairement à d’autres ? Fanfarlo y est plus ou moins parvenu, en écrivant un album de B-Sides de Funeral et de Flying Club Cup.
Dès les premières notes, les tous premiers sons, on ne peut pas penser à autre chose. On connaît ça, on l’a déjà entendu. C’est la première fois que l’on écoute Fanfarlo et pourtant on ne pense pas à eux, on s’imagine d’autres les chanter sur scène, comme si on pouvait poser cette musique en calque sur d’autres et se rendre compte que les crayonnés suivent parfaitement les contours originaux. Au second morceau, c’est encore plus flagrant. Fanfarlo n’est pas un groupe ’inspiré par’, n’est pas un ersatz, c’est un clone. Ce groupe a écrit les faces B de Funeral et Neon Bible.
On repère les emprunts les uns après les autres. La ligne de basse Motown sur ’Ghosts’ est exactement celle de ’Wake Up’. La rythmique de ’Luna’, qui suit, est juste une version un peu plus rapide de celle de ’(Antichrist Television Blues)’. ’Comets’ commence avec la même douce et aérienne cacophonie que ’Neighborhood #1 (Tunnels)’. Et ainsi de suite. ’Drowning Men’ étant la plus flagrante, s’appuyant ouvertement sur le riff de piano de ’Rebellion (Lies)’. Et sur tout le long, un timbre de voix sonnant comme celui du petit frère chétif de Win Butler.
Il y a même d’autres emprunts. La sixième piste est un morceau de Beirut : ukulele en trame de fond, mandoline et pizzicato à l’arrière pour appuyer, un chant fait de petites envolées, des cuivres qui glissent derrière, se taisent pour laisser place à un pont ukulele / voix, puis trompette en solo.
Est-ce vraiment grave ? Non. Le résultat en est-il désagréable ? Non. Car Fanfarlo tire assez finement son épingle du jeu. Loin d’une stratégie à la Muse (prenons le son du tube et écartelons-le dans tous les sens en forçant les effets jusqu’à écoeurement), ils ont pris le son et les tics de leurs ainés pour acquis et se sont concentrés sur les chansons. Elles ne sont pas exceptionnelles, et l’album a du mal sur la longueur, mais plusieurs titres sont assez enthousiasmants, jouant sur la nostalgie de morceaux aimés, pour nous accrocher. C’est un plagiat, c’est une synthèse, c’est un bon exercice. Et pas un si mauvais disque.






Un peu facile non ?
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24 août 2009, par BeB
RE : Un peu facile non ?
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24 août 2009, par Chryde
RE : Un peu facile non ?
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24 août 2009, par rom
RE : Un peu facile non ?
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25 août 2009, par un courageux anonyme
RE : Un peu facile non ?
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25 août 2009, par Chryde
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31 août 2009, par flerod
RE : Un peu facile non ?
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1er septembre 2009, par Nemo
RE : Un peu facile non ?
Hehe, bien envoyé ;)
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26 août, par robineau
Plagiarlo
C’est sûr, les groupes opèrent un peu dans la même catégorie, mais il me semble y avoir un côté plus carré dans Fanfarlo, loin de la dimension foutraque dans laquelle, comme le disait BeB, Arcade Fire a parfois tendance à se complaire.
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24 août 2009, par Francois
RE : Plagiarlo
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24 août 2009, par Ecritin
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24 août 2009, par fanfaron
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24 août 2009, par frdoll
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25 août 2009, par lolow
RE : Plagiarlo
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30 août 2009, par Voilà !
Plagiarlo
De toute façon, moi, je n’écoute plus rien depuis les premiers disques de Bo Diddley pour Chess records dans les années 1950. Et puis il avait tout de même la décence de ne pas porter de barbe.
Des poutoux.
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25 août 2009, par Natachatte
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27 août 2009, par Jeff
RE : Plagiarlo
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2 septembre 2009, par babylonoise
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31 août 2009, par un courageux anonyme