
Last night Laura saved my life
Pour 2009 au rayon nouveautés, pas grand-chose pour moi. Et rien de véritablement évident. Aucun monument capable de réveiller toute la passion et la mauvaise foi qui sommeille en moi. Rien pour satisfaire ma soif d’absolu, me sortir de ma torpeur, me convertir en fidèle croyant, me rendre aveuglement amoureux et absolument conquis. Jusqu’à un beau matin de ce mois de décembre encore naissant, et ce disque d’une inconnue au nom pourtant fort banal. Et la, soudainement, l’accident.
Un peu lassé par une année passée à fouiller, télécharger et écouter des albums en recherche d’émotions (devenues trop rares) et d’achats (devenus trop chers), je m’apprêtais à tourner la page 2009, un peu résigné, un peu désappointé parce qu’il en resterait pour moi. Certes, beaucoup de disques pas déplaisants, plusieurs même plutôt convaincants. Mais pas grand-chose qui ne m’aie véritablement lubrifié le conduit auditif à force d’écoutes obsessionnelles et compulsives. Évidemment, on peut heureusement toujours compter sur les vieilles amitiés (Vic Chesnutt, Micah P Hinson, ...) pour venir vous dérouiller un peu l’oreille et les glandes lacrymales, avec le brio qu’on leur connait. Mais au rayon nouveautés, pas grand chose. Et rien de véritablement évident. Aucun monument capable de réveiller toute la passion et la mauvaise foie qui sommeille en moi. Rien pour satisfaire ma soif d’absolu, me sortir de ma torpeur, me convertir en fidèle croyant, me rendre aveuglement amoureux et absolument conquis.
Quand un beau matin de ce mois de décembre encore naissant, je décompressais le disque d’une inconnue au nom pourtant fort banal. Et la, soudainement, l’accident. A peine ouvert, Beasts Of Seasons a bondi hors du lecteur et s’est littéralement jeté à ma gorge, l’étreignant solidement de ces crocs obstinés, mais délicats. A peine le temps de réagir et le voilà qui remonte mon visage et s’enfouit dans mes pavillons auditifs, qu’il ne manque pas de tapisser de ses sécrétions, avant de s’infiltrer plus loin, de remonter mes vaisseaux internes, de pénétrer la coquille de mon organe cardiaque et de finir par hijacker mon cœur en moins de 40 minutes. Une écoute aura suffi pour que ce disque m’habite entièrement, se tatoue sur mon torse, s’inscrive à l’indélébile dans ma liste 2009 et s’associe déjà à mille souvenirs à venir. Tiens, top 2009, prends ça dans ta gueule ! Une putain d’évidence, enfin ! LA vague qui submerge, celle qui, trop grande, trop forte, trop violente, trop imprévisible, s’abat sur vous et vous plonge dans ses flots incontrôlables. La vague qui vous retourne, vous pénètre, vous fait cracher vot’ mère et vous nique les yeux. Des sensations et des larmes, enfin ! Sur « Shadows On Parade », « Funeral Song », « Where Have Your All Goods Words Gone ? » ou « Sweet Deception », encore et toujours de l’émotion et des poils qui se dressent.
Laura Gibson - Where Have All Your Good Words Gone from playgrrround on Vimeo.
Sur la photo de classe de la « scène » de Portland, Laura Gibson est une gamine qu’on imagine un peu gauche, un peu anodine. Plutôt grande, surclassant ses camarades d’une tête dont elle ne tire pourtant aucune fierté ni avantage particulier. Une gamine sans histoire, pas vraiment solitaire, plutôt bien entourée même. Des compagnons aussi précieux qu’attentionnés. Laura Veirs, The Decemberists, Menomena. Elle joue de la guitare, écrit des histoires, rigole volontiers, observe beaucoup et chante parce que c’est « une si belle chose de chanter », tout simplement.
Laura Gibson a publié un premier album, autoproduit, en 2004 avant de réaliser If You Come to Greet Me en 2006. Deux disques que je suis ravis de ne pas avoir croisé à l’époque, tant le plaisir de la découverte rajoute à ce Beasts Of Seasons une belle pointe d’excitation qui n’est pas étrangère à mon plaisir aujourd’hui. La virginité à décidément bien des vertus. Et putain que c’est bon de tomber amoureux.
La vidéo a été tournée par Playgrrround. Vous pouvez en voir une autre là.
Les photos sont de Laurent Orseau.
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Laura on NPR
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14 décembre 2009, par un courageux anonyme
Last night Laura saved my life
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14 décembre 2009, par Bertrand
RE : Last night Laura saved my life
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14 décembre 2009, par un courageux anonyme
RE : Last night Laura saved my life
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14 décembre 2009, par un courageux anonyme
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14 décembre 2009, par Bertrand
Last night Laura saved my life
on l’a filmé ... mais on evitera de publier les derniers morceaux ou sa tuberculose terminale s’est montrée assez terrifiante (franchement rien que pour ca, etre malade comme un chien, et venir quand meme sur scene, respect).
Musee Mecanique a ete la bonne découverte de la soirée, aussi. Laura elle a rien pour elle au depart, et pourtant ... putain que ca sonne.
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15 décembre 2009, par Rod - Le HibOO
RE : Last night Laura saved my life
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15 décembre 2009, par julie
RE : Last night Laura saved my life
bah il fallait le temps de monter en fait :)
voila la tuberculeuse en action devant 60 personnes à la Fleche d’Or : perso j’aime beaucoup, meme si OUI, y a mieux sur cette planete. Mais mieux ne veut pas dire que Laura ne fait pas ca bien.
http://www.le-hiboo.com/20093-best-...
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30 décembre 2009, par Rod - Le HibOO
RE : Last night Laura saved my life
arf, le lien est erronné ... et on peut pas éditer :
http://www.le-hiboo.com/19816-hiboo...
pardon m’ssieur dame.
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30 décembre 2009, par Rod - Le HibOO
Last night Laura saved my life
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20 décembre 2009, par ZaraA
RE : Last night Laura saved my life
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21 décembre 2009, par gab
Last night Laura saved my life
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26 mars, par patrick m