C’est une histoire de désert. Celle qu’on entend à la tombée de la nuit, lorsque la chaleur laisse place peu à peu au froid. Celle qu’on chante, lorsque serrés les uns contre les autres, autour d’un feu de camp, les hommes reprennent en choeur le chant d’un autre âge, comme pour se donner le courage (...)
Lire la suite
Un rappel de la jeunesse et de ses éclats. Une belle évocation de nos rudes apprentissages, de nos courtes défaites, de nos pénibles victoires. Il est parfois des voix jeunes mais lasses qui nous ramènent en arrière et qui redonnent du goût au temps qui passe. En voici (...)
Lire la suite
En Haïti, une semaine avant Pâques, le pays se transforme en un vaste dancefloor. Un peu partout apparaît sur les routes une foule bigarrée et composée essentiellement de joyeux fêtards, percussionnistes, chanteurs, danseurs et autres tapeurs de bambou, tous sous l’emprise d’un alcool local, le (...)
Lire la suite
Bertrand, que les choses soient bien claires : je ne veux pas que tu m’expliques. Je ne veux pas que tu te dévoiles, et que les détails que tu me donnes noient dans leur imperfection la belle et imprécise impression que j’emporte avec moi. Je ne veux pas que tu me dises comment tu as trouvé ce mot, (...)
Lire la suite
Je sais dès les cinq premières notes que c’est bon, que c’est gagné, que tout est dit. Il ne me reste plus qu’à espérer qu’ils ne vont pas fléchir. Il y a quelque chose dans cette ligne mélodique qui m’emporte d’emblée. Un naturel qui s’impose sans coup férir. Pas le temps de réfléchir, pas l’occasion de se (...)
Lire la suite
Je n’aurais jamais cru dire ça un jour. Ce soir, je vais voir Joanna Newsom en concert, et j’attends ça avec une fébrilité que je ne connais que trop rarement. Je le confesse d’emblée : j’ai toujours trouvé ça chiant. Beau et audacieux, original et (...)
Lire la suite
Il avait jamais vu une année comme la nôtre, le vieux Bill Evans. Il aurait pas dit ça avec tant d’aplomb sinon. « You Must Believe In Spring ». Facile à dire quand on a pas encore vu, de ses yeux vus, cet hiver qui se termine péniblement en mai. Après les premiers jours de soleil, il faut rendre grâce (...)
Lire la suite
James Murphy est peut-être un artisan du crescendo massif bricolé avec 3 synthés, mais c’est aussi un sacré coquin qui joue à merveille avec vos nerfs. Cette fois, pourtant, il balance tout d’entrée, ou presque. Kick out the chairs, motherfuckers, and join (...)
Lire la suite
On prête à Dominique A d’avoir décrété qu’un album qui comportait au moins trois bonnes chansons était un album réussi. Minimum syndical systématiquement atteint sur les albums de Hank Harry, Bye-bye, Dictators ne faisant pas exception à la règle et offrant son lot de petites pépites en chocolat, de (...)
Lire la suite
Ça arrive assez souvent, une histoire d’amour se termine, l’un s’en sort mieux que l’autre, sait relever la tête, prendre un nouveau départ, sortir comme renouvelé, voilà, c’est fini, allons de l’avant pendant que l’autre se morfond, pleure, a perdu ses jambes et son (...)
Lire la suite
« Les plaisirs de la vue ont une caractéristique en commun – ils vous prennent par plaisir. Ils sont soudains, rapides et inattendus. » disait Bridget Riley. Et si les Anglais de Broadcast ne disaient finalement pas autre chose (...)
Lire la suite
En ces temps de profusion et de confusion, on donne parfois du temps à un disque pour des raisons idiotes. J’aurais pu me pencher sur Real Estate parce que c’est la dernière trouvaille Woodsist (après Kurt Vile, The Ganglians et mes petits chéris de The Woods). Ou sur la foi des réactions (...)
Lire la suite